MONAIF réclame une participation réelle des femmes aux assises politiques
Le Mouvement National pour l’Implication des Femmes (MONAIF) a vivement critiqué l’organisation prévue de « Assises de suivi du dialogue inter-haïtien » sans la participation des femmes ni de plusieurs acteurs sociaux majeurs. Selon le mouvement, cette initiative remet en question la crédibilité du processus politique et illustre un manque de légitimité préoccupant dans la gestion des affaires nationales.
Pour le MONAIF, exclure les femmes des discussions politiques constitue un recul dans la promotion de l’égalité et un risque pour la représentativité des décisions. L’organisation insiste sur le rôle central des femmes dans la société haïtienne, que ce soit dans le maintien de la cohésion sociale, la résilience économique ou la gestion des communautés. Ignorer leur voix revient, selon elle, à bâtir des politiques incomplètes et fragiles.
Sur le plan institutionnel, le MONAIF rappelle que la transition politique actuelle ne peut être prolongée ni redéfinie arbitrairement. La fin légale du mandat du Conseil Présidentiel de Transition, fixée au 7 février 2026, ne doit pas être contournée. Toute tentative de report ou de manipulation de cette échéance, prévient l’organisation, serait une atteinte grave à la stabilité institutionnelle et aux engagements pris devant la Nation.
Face à cette situation, le MONAIF appelle à une réorganisation de l’exécutif permettant la formation d’un Gouvernement d’union nationale véritablement inclusif et représentatif de toutes les forces politiques et sociales, avec une participation significative et effective des femmes. Le mouvement plaide également pour le maintien du Premier ministre afin d’assurer la continuité de l’État et la cohérence des politiques publiques.
La sécurité et l’organisation d’élections crédibles restent, selon le MONAIF, des priorités absolues. Toute initiative politique susceptible de ralentir la lutte contre l’insécurité, d’affaiblir l’action contre les gangs ou de détourner l’agenda électoral est jugée inacceptable et engage la responsabilité directe de ses promoteurs.
Cette position est soutenue par plusieurs organisations féminines et de la société civile, notamment l’Organisation Cœur de Femmes d’Haïti (OCFH), INISYATIV FANMI Lakay (INIFAL), la Plate-forme des Organisations de Femmes Luttant contre la Violence (P.OFLUV), Solidarité des Artisans et Marchands du Business Associé (SAMBA), Consolidation des Femmes Fortes pour une Nouvelle Haïti (COFFNHA) et le Mouvement Fanm Volontè An Aksyon (MOFVA).
Le MONAIF conclut en appelant tous les acteurs politiques et institutionnels à respecter les principes de transparence, d’inclusivité et de représentativité. Selon le mouvement, c’est seulement par la participation effective de tous, et en particulier des femmes, qu’Haïti pourra sortir durablement de sa crise multidimensionnelle.





































